Les cheminots en ordre de marche pour maintenir CAMRAIL debout

Du 25 août au 2 septembre 2026, les porte-parole du personnel ont sillonné le réseau ferroviaire à travers quatre coordinations : Nord, Est, Centre et Littoral (Bassa et Bessengue).

Des sessions d’échanges directs, sans filtre, ponctuées de questions-réponses, ont permis de recueillir les doléances, les préoccupations et les propositions du personnel. Le bilan est unanime : des échanges enrichissants, une base mobilisée et déterminée à préserver l’entreprise.

Sécurité, éthique et vérité sur la vie de l’entreprise

Trois messages centraux ont structuré la tournée. D’abord, le rappel intransigeant des gestes de sécurité et l’appel à la responsabilisation individuelle : « Chaque geste compte pour préserver des vies et l’outil de travail. »

Ensuite, la restitution des décisions de la Commission paritaire Kribi 2026.1, ainsi que leurs implications concrètes pour le personnel.

Enfin, un message fort sur l’éthique, avec un appel à mettre fin aux comportements déviants, à engager une remise en question collective et à adopter de bonnes pratiques.

Les cheminots ont salué la clarté des échanges.

Des réponses et des résolutions concrètes ont été apportées, renforçant ainsi la confiance envers leurs représentants.

Bauxite, fret et chemin de fer Edéa-Kribi : les chantiers de la relance

La tournée a permis d’aborder sans détour la situation de l’entreprise. Si la traction s’améliore, la situation demeure fragile.

Point d’inquiétude majeur : le retard dans le démarrage des activités de transport de la bauxite, porteuses de réelles opportunités pour l’entreprise. Pourtant, les recrutements anticipés et autres engagements liés à cette « opportunité » sont déjà effectifs.

Autre défi : la rareté du fret, qui pénalise la rotation des wagons. Parmi les causes identifiées figurent le mauvais état de la route Ngaoundéré-Garoua, qui perturbe les opérations de déchargement à Ngaoundéré, ainsi que le port en eau profonde de Kribi, devenu un défi logistique majeur.

Les porte-parole ont annoncé des actions à venir.

Ils entendent interpeller la Direction générale afin de solliciter un soutien renforcé à Kribi.

Ils ont également plaidé pour la construction, à court terme, d’un port sec à Edéa et, à plus long terme, pour la réalisation d’une liaison ferroviaire dédiée vers Kribi (Edéa-Kribi).

en_US
Retour en haut